Spectacle composé à partir des "Quatre petites filles" et de "l'enterrement du comte d'Orgaz" de Pablo Picasso.
Au sujet d’Orgaz. Tu devrais te mettre plus près. Juste avant la chanson, une fois la chèvre en place, pendant le match,
après la tarte et la photo, en nous montrant le cul de vénus.
Le corps du message dit : "on ne sait pas où on est et c’est une force ou une farce par laquelle nous n’irons plus au bois".
Ensuite, l’enterrement. Après, le pied qui appelle. Alors, besoin d’une narration descriptive pour se réapproprier.
Comme besoin d’un corps. On a l’impression que plusieurs perceptions se superposent.
La famille dedans, la table, l’atelier autour, les paysages, la représentation du soir, toi, ton dos,
le passage des couleurs de la vie à la mort, tous les possibles.
Pressentir la fête au village avec son enchaînement de lieux communs. Comme une introduction à la scène des fossoyeurs.
C’est lourd à porter. La pluie les empêche de jouer. On entend parfois des histoires parallèles grâce aux didascalies de Grèce antique.
Le début est gardé, jusqu’au défilé national, il faut qu’il n’y ait pas de virgule, aller comme on peut vers sa propre articulation.
Se renvoyer le mot implanté dans le champ où plusieurs voix poussent. Les gestes qui accompagnent la perte,
une pause à la campagne et surtout la colère comme une lumière.
Avec des ballons noirs gonflés d’hélium et le masque de la chèvre au cœur enlevé par le festin qui lui est fait.
Mais aussi, installation le 30 maintenant un fax au directeur technique avec la liste des nécessités et démontage lundi matin
pas avant dix heures. Ça va catcher, ici et là, une lumière sans ombre.
Dans les phrases physiques, il y a les mouvements de l’enveloppe, le rapport aux mots,
sentir l’énergie de l’autre là, sa folie peut-être. Le travail sur les jours et la vente aux enchères des organes devenus inutiles.
Tu ne me feras pas croire aux drapeaux. J’efface le modèle au bord du sourire et penserai à fermer ma bouche aux pieds des spectateurs.
Vinci 07
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Mise en scène : Vinciane Saelens
Avec : Sophie Szoniecky, Sébastien Giozzet, Sophie Zanone
Représentations à la Cité
Maison de théâtre Marseille
Soutien technique :
Théâtre des Bernardines
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